
Un
cap difficile à tenir
Une manne non négligeable. 11, 450 millions
deuros ont été alloués par le conseil général
du Finistère pour aménager le port de Saint-Guénolé.
Un investissement nécessaire. La difficulté daccès
au cinquième port de pêche français est aujourdhui
un frein à son développement. Alors que " St-Gué
" constitue le poumon économique de la commune de Penmarch.
Cette subvention intervient à une période où
lUnion européenne met tout en uvre pour réduire
leffort de pêche. Une politique destinée à
préserver les ressources de poissons. Tous les acteurs, et
en particulier les pêcheurs, ont pris conscience que la poursuite
dune pêche intensive entraînerait la mort du secteur.
Pourtant, ce dernier nest pas sinistré. Les investissements
consentis par le département prouvent que lavenir nest
pas si sombre.
Le problème se situe plutôt du côté de limage
de la profession. La filière peine en ce moment à trouver
de la main duvre. Le lycée maritime du Guilvinec
ne forme pas suffisamment de marins. Les conditions de travail exigeantes
ne sont pas étrangères à cette désaffection
: absence dhoraires, éloignement des proches, effort
physique, conditions de vie à bord, dangerosité
Certains armateurs ont alors recours à de la main duvre
étrangère.
Si la filière a pris conscience de la nécessité
de protéger la ressource, il est probable quelle devra
accepter daméliorer les conditions sociales des marins-pêcheurs.
Son avenir en dépend.
Pêche
sous surveillance
Jean-Michel Gloanec est responsable des affaires maritimes à
Saint-Guénolé. Dans les travées de la criée,
il nous explique un des aspects de son travail : le contrôle
de la taille des poissons. Car la pêche est un secteur soumis
à des règles bien précises. Des directives
pas toujours bien perçues par la profession.
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Le reportage
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Des
salariés pas comme les autres
Un statut juridique unique, un mode de rémunération
particulier et de rudes conditions de travail font du marin un travailleur
singulier. Ses salaires sont élevés mais irréguliers,
de 300 euros pour un simple matelot en période de basse pêche
à 10000 euros pour un capitaine de navire hauturier. Pourtant
les jeunes rechignent à revêtir le ciré. Depuis
quelques années, la main doeuvre étrangère
a fait son apparition sur les ponts des bateaux.
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Le reportage
Les
inquiétudes des artisans pêcheurs
A côté des sociétés
darmements, les artisans-pêcheurs. Plus fragiles face
aux décisions européennes et aux grosses entreprises
de pêche, ils sentent leur avenir menacé. José
Palud, le patron-pêcheur du chalutier le Porz Streilhen, fait
part de ses inquiétudes. Malades en mer sabstenir
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Le reportage
Dans
lattente dune nouvelle vague
Julien Palud sest lancé à
18 ans dans la pêche côtière. Si sa passion prouve
que la mer suscite toujours des vocations, la filière attire
de moins en moins de jeunes. Explications de cette désaffection
au lycée maritime du Guilvinec, un passage obligé
pour les nouveaux pêcheurs.
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Le reportage
Chantiers
navals entre deux eaux
Entre le manque de main duvre et les
futures directives européennes, les chantiers navals se trouvent
dans une situation ambiguë. Celui de Saint-Guénolé
narrive plus à satisfaire toutes les demandes. Carence
dans la formation, difficulté du métier, fin des subventions
à la construction : lavenir est encore incertain.
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Le reportage
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