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Page 2 de 3 Les enseignements du débat:
La salle était comble ce mardi soir. Les membres du public n’avaient pas cherché la réponse au débat sur le net !
Ou peut-être étaient-ils de ceux à qui les nouvelles technologies font peur. Et pour cause ! Au cours de ce débat, nous avons appris que depuis l’explosion du net, les gens ne seraient plus capables d’avoir une activité cérébrale profonde. Le cerveau serait surchargé, perdant ainsi le sens des priorités. La mémoire ne nous appartiendrait plus. Désormais, nous la confions à un objet extérieur. Qui sait ? D’ici peu, nous aurons peut-être des puces numériques au bout des doigts.
Mais pour le moment, tout cela reste de la science fiction. Aujourd’hui, le net doit être considéré comme une source d’information complémentaire aux savoirs déjà acquis. Si l’être humain se montre capable d’établir des connections entre les informations qu’il reçoit et s’il sait les synthétiser, alors il aura une grande capacité de mémorisation. Les informations du net ne doivent donc pas être prises pour argent comptant. Cela diminuerait notre capacité de réflexion.
Le net est donc un outil à utiliser avec parcimonie. Avant tout car une utilisation accrue et sans prise de recul risque de conduire à une uniformisation des connaissances, du fait de l’unicité des sources. Il est aujourd’hui nécessaire d’apprendre à utiliser cet outil. Alors qu’il fallait « apprendre par cœur » il y a encore quelques années, il faut aujourd’hui « apprendre à chercher ». Les méthodes pédagogiques du corps professoral doivent donc être modifiées pour s’adapter aux mutations technologiques.
Le net : un outil à utiliser avec parcimonie pour une autre raison. Comme l’a rappelé un membre du public, originaire du Mont-de-Marsan et qui a subit la tempête du 24 janvier, les nouvelles technologies ne sont pas aptes à résister à tout et notamment pas aux catastrophes naturelles. Tout peut disparaître. Aujourd’hui, les supports numériques restent très fragiles.
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