Avec : - Laure Bellot, journaliste au Monde, rédactrice en chef du hors série « Vivre en 2020 » - Jean-Gabriel Ganascia, professeur d’intelligence artificielle et de sciences cognitives à l’université Pierre et Marie Curie (Paris).
Si la capacité qu'à l'homme de se transformer est caractéristique de sa nature même, les dernières années ont vu les progrès technologiques se multiplier dans ce domaine, au point qu'on parle maintenant de la possibilité d'une «post-humanité» engendrée par l'application des technologies sur le corps -et notamment le cerveau- humain.
Aujourd'hui, les rêves de mutation se partagent entre «pop culture», recherche militaire, recherche scientifique et marché du loisir.Ces rêves d'hommes augmentés pourront-il permettre à l’Homme d’allonger son espérance de vie, voire, comme l’imaginent certains, de vaincre la mort ? Est-il possible de faire une différence entre l’utilisation des techniques à des fins médicales de réparation (redonner la vue à un aveugle) et à des fins d’amélioration du corps humain (donner à un soldat la possibilité de voir de nuit) ?Que l’on cherche à multiplier la force physique, les capacités intellectuelles ou le simple bien être, notre responsabilisation éthique est donc en jeu. |